Partager l'article ! CONSEIL MUNICIPAL DU 14 NOVEMBRE : UN ACTE DE CENSURE INOUI: Le Conseil avait commencé normalement, ce qui ne s'était pas passé depuis longtem ...
Le Conseil avait commencé normalement, ce qui ne s'était pas passé depuis longtemps, et ce, malgré la présence d'une caméra vidéo.
Le Maire avait pris soin de rappeler qu'il avait la police de l'assemblée, que selon lui les appareils en tous genre étaient interdits dans l'enceinte du Conseil, mais qu'il prenait bonne note qu'il ne pouvait interdire de filmer. Cependant, il pouvait interdire la diffusion des images prises, et il enverrait le lendemain même un huissier saisir les bandes au nom du droit à l'image.
Au passage il dissertait sur des décès récents dans l'entourage du Conseil Municipal, insinuant que l'opposition avait réagi de façon indélicate à ces décès, contrairement à la majorité qui faisait preuve d'humanité lorsque ses opposants étaient touchés personnellement : en fait, le Maire reproche à nos élus de ne pas avoir assisté aux obsèques de proches de membres de la majorité. Et pour cause : ILS AVAIENT ETE SOIGNEUSEMENT TENUS A L'ECART DE L'INFORMATION SUR CES DECES ET SUR LES CEREMONIES AUXQUELLES ILS ONT DONNE LIEU. Ne le sachant pas, ils n'avaient pas pu apporter leur sympathie à leurs collègues touchés par le deuil. Nous le faisons ici.
En fait, le Maire agit un peu comme les banques qui mettent les gouvernements dans le pétrin et dans l'obligation de les refinancer, puis qui leur reprochent ensuite de s'être trop endettés ; il met nos élus dans l'impossibilité de partager le deuil de leurs collègues, puis il le leur reproche. Particulièrement délicat....
Le premier point à l'ordre du jour était le Budget supplémentaire. Après un exposé succinct de M. BODIN adjoint aux finances, et de très nombreux commentaires autosatisfaits du Maire (en réalité, ce budget c'est une fois de plus "on met tous les excédents en réserve, et on ne fait rien pour la ville") ce dernier donne la parole à M GENESTIER porte parole de l'opposition de droite, qui présente ses remarques et critiques sur ce budget comme le prévoit le fonctionnement normal du Conseil. Le Maire dialogue longuement avec lui (3/4 d'heure !), alternant insinuations mensongères ("vous m'aviez demandé à être dans ma liste et à y être majoritaire") et cajoleries ("mais nous sommes faits pour nous rejoindre, votre place est au milieu de nous...").
Notre porte parole, Didier HAMMEL avait levé la main plusieurs fois, et le Maire lui avait dit "je vous donnerai la parole, mais d'abord nous en terminons avec l'intervention de M GENESTIER".
Puis, au moment de cette prise de parole, brusquement : " J'ai la police de l'assemblée, et donc je ne vous donnerai pas la parole".
C'était inouï : jamais encore le Maire n'avait été si loin dans la censure. Il avait interrompu nos élus par des commentaires parfois très éloignés du sujet traité, avait déformé leurs propos, les avait qualifiés de tous les noms et accusés de toutes les infamies, mais, bon an mal an, ils avaient toujours eu la possibilité de dire peu ou prou ce qu'ils avaient à dire, ce qui est le minimum dans le sein d'une enceinte démocratique où ils représentent près d'un quart des électeurs de cette ville.
Cette fois-ci, il les censurait carrément : je vous interdis de parole. Devant cette provocation gravissime, nos élus après s'être brièvement concertés, décidaient de quitter immédiatement les lieux, ce qu'ils ont fait sur le champ.
Il est à noter qu'aucun des conseillers municipaux des autres listes n'a exprimé la moindre surprise ou la moindre protestation contre cet acte qui ne mérite qu'un qualificatif : inqualifiable.
Désormais, la question se pose : jusqu'où ira-t-il ? N'est-il pas temps de faire cesser ces pratiques et de le priver de ses mandats ?
En tous cas les raincéens trouveront l'occasion de lui manifester leur rejet lors des élections législatives qui suivront en 2012 l'élection présidentielle. Un Maire indigne ne mérite pas de rester député.
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